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Le nouveau calendrier scolaire subit également un petit changement.
Pour les écoles d’expression française l’année scolaire débutera le 2 septembre pour se terminer au mois de juillet 2009.
Dans le programme malgache, la rentrée scolaire 2008/2009 tombera le 22 septembre.
Contrairement à l’accoutumée, les grandes vacances ne commenceront que fin juillet 2009.
Cette prolongation sera compensée par une période de vacances assez longue durant les fêtes de fin d’année.
Le premier examen officiel pour l’obtention de CEPE aura lieu au début du mois d’août 2009 !!
Informations tirées de l’EXPRESS de MADAGASCAR du jeudi 3 juillet 2008 page 3 à la une.
Une autre information très importante tirée du journal « Les nouvelles » du mercredi 9 juillet 2008 en page 5 sous la rubrique Société est :
EDUCATION PRIMAIRE, la « malgachisation » pour les cinq premières années.
L’Etat est plus que déterminé à appliquer la réforme relative à l’éducation primaire en sept ans dès cette rentrée scolaire 2008-2009.
Le choix du malgache comme langue d’enseignement pour les cinq premières années fait partie de cette nouvelle orientation.
« Les élèves doivent d’abord maîtriser la langue malgache pour mieux s’intégrer dans l’enseignement et dans la culture, mais sans pour autant négliger les langues étrangères » à insisté le président de la République, M. Marc Ravalomanana le mardi 8 juillet lors d’une séance de travail avec la grande famille de l’Education et l’équipe de la Banque Mondiale.
Tout ceci risque bien de compromettre notre Association et l’organisation que nous avions mise en place pour acheminer les résultats scolaires de vos filleules et filleuls.
En effet, nous avions pris l’habitude de collecter les résultats scolaires en mi-juillet.
Mon mari les prenait alors dans ses valises en début août et nous procédions à la distribution aussitôt que possible…..
Je crois toutefois que nous n’allons pas déjà nous tracasser pour la fin de l’année scolaire alors qu’elle vient juste de commencer !!
À chaque jour suffit sa peine…
En parlant de peine j’en ai eu beaucoup en lisant le reste des articles de presse que j’ai trouvé bien empilés sur mon bureau et que je lis au hasard !
L’Express de Madagascar consacrait une double page en couleur dans leur quotidien d’information et d’analyse du lundi 16 juin sous la rubrique
« Social faits et actes. »
Les lecteurs ont le choc de la couleur et des gros titres : Pauvreté Les bas quartiers de la misère. Hygiène Des efforts dans l’assainissement.
Je peux lire que l’insalubrité, la pollution et la promiscuité forment l’enveloppe de la pauvreté, notamment dans les bas-fonds de la capitale.
Malgré le combat journalier pour trouver du gagne-pain, les familles n’arrivent pas à améliorer leur niveau de vie.
Loin du confort des maisons en dur qui se dressent dans le centre ville, la majorité de la population dans les bas-fonds de Tana vivent dans des cabanes en bois.
Ces quartiers sont traversés par des canaux d’évacuation à ciel ouvert, c’est vous dire l’hygiène qui y règne.
Des familles se partagent un lopin de terre loué, entre 5000 et 10.000Ar, à un particulier pour bâtir chacune sa cabane.
L’agglomération de masures ne laisse qu’une étroite allée pour circuler.
Jamais en dur, les cabanes ainsi construites sont faites de bois ou de briques non cuites et dans lesquelles logent en moyenne sept personnes.
À l’intérieur, la promiscuité fait dégager une odeur étouffante, en provenance de l’entassement des linges sales.
Les gens dorment par terre sur un matelas fait de morceaux de tissu et recouvert d’un drap pour la plus grande partie.
Ceux qui en ont les moyens fabriquent un lit avec du bois rond et des planches, afin d’éviter l’humidité quand vient la saison des pluies et atténuer l’impacte direct du froid.
A cause de son exiguïté, la cabane ne contient souvent qu’un seul lit et une étagère, ceci afin de facilité plus ou moins les déplacements à l’intérieur.
Le coin cuisine se trouve dans la pièce même ou juste à l’entrée de celle-ci. L’équipement se compose en général d’une marmite pour cuire le riz et d’une autre plus petite pour préparer le plat d’accompagnement.
Le supposé lit fait aussi office de table à manger.
Ces images se rencontrent dans les bas quartiers de Tana, surtout dans la délimitation du premier arrondissement, celui là même où nous travaillons.
Le centre de santé y fait aussi défaut.
Le paludisme, les infections respiratoires aiguës, la diarrhée ainsi que la grippe sévissent souvent chez les enfants et les adultes de cette partie de la ville de Tana.
La moitié de la population ne possède pas de toilettes.
Les gens utilisent les WC publics ou font carrément leurs besoins dans des endroits propices comme les canaux d’évacuation près de leur lieu d’habitation.
Les responsables des fokontany ( maisons communales) organisent parait-il tous les mois un grand balayage des ruelles en compagnie des agents communaux !
Il y aurait encore beaucoup de choses à vous dire sur les articles de cet hiver malgache qui m’attendaient.
Par exemple sur le travail des enfants, la maltraitance domestiques de ceux -ci, le fait que les enfants des rues reviennent en masse arpenter les rues de la capitale ; les mois passent, se suivent et se ressemblent…..
Pas plus tard que ce jeudi matin 18 septembre 08, un autre quotidien national d’informations et d’analyse « Les nouvelles » met en première page : Un Fléau mondial 925 millions de personnes ont faim !!!
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