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Devenir parrain pour quelques enfants de la rue de la capitale de Madagascar
Le parrainage est généralement l’unique chance de sortir de la pauvreté pour les enfants démunis d'Antananarivo.
Grâce à votre générosité ces enfants pourront se construire un avenir meilleur et se sentir protégés sur le chemin de leur réussite.

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Rapport moral 2012 de la Présidente Fondatrice

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Très chers amies, amis, parrains, marraines, sponsors,
membres actifs et occasionnels toujours les bienvenus…

Nous sommes mi-février, début d’année 2012 au moment où je vous écris ce rapport, je suis désolée de devoir vous dire qu’il ne sera pas très différent de celui que je vous ai écrit l’année dernière.

La situation des familles pauvres malgaches que je défends n’a pas évoluée ; actuellement nous semblons être dans une impasse !

Les politiciens me donnent l’impression de vouloir défendre leur place et leurs intérêts personnels, plutôt que de s’unir pour sortir les 20.000.000 de malgaches de cette crise qui perdure depuis plus de 3 ans maintenant.

Le pays est miné par le banditisme et par de sinistres affaires de trafics en tous genres…

Et pendant ce temps là, la population locale s’enfonce chaque jour davantage dans le gouffre de la pauvreté.

Pauvreté profonde qui fait que certains enfants envoyés à l’école primaire publique (EPP)  en ventre vide, s’évanouissent en cours ; leurs parents n’ont pas de quoi les nourrir.

L’école primaire publique (EPP) d’Isotry fait partie de celles ayant des parents les plus défavorisés.

La plupart des parents ou tuteurs des enfants suivant les cours dans les EPP sont des marchands ambulants, des employés d’entreprises franches (qui ont fermé leurs portes) et des chômeurs (sans indemnités bien évidement) !

Sur les 590 élèves d’une EPP dans ce village d’isotry, tous les jours un à deux élèves ayant faim, tombent dans les pommes.

Une fois interrogé par la directrice, l’enfant confie n’avoir rien mangé depuis la veille !

Le cas s’est aggravé depuis l’arrêt des cantines scolaires au mois de mai 2011 nous confie la directrice.

Beaucoup d’enfants ratent les cours pendant plusieurs jours et quand les parents sont convoqués au bureau, ils expliquent que quand l’élève a faim, il est préférable qu’il reste à la maison, plutôt que de s’évanouir en classe devant ses camarades.

La faim n’est pas le seul problème des élèves, selon la directrice de cette EPP, plus de 60% des parents sont des plus défavorisés, ils n’arrivent pas à payer le droit d’inscription annuel de leurs enfants, qui n’ont même pas de fournitures scolaires …quelle tristesse !

C’est là que notre Chaine de Solidarité EDLR rentre en ligne, nous donnons en mains propres aux parents et tuteurs et ce pendant les 10 mois de l’année scolaire, de quoi faire face à ces frais et avec l’aide de la fondation TELMA nos enfants sont munis de kits scolaires bien garnis.

De plus nos enfants sont inscrits au service d’aide médical de l’O.S.T.I.E et ce durant toute l’année.

Le petit peuple malgache a faim… à tel point que maintenant fleurissent autour de la capitale des quartiers défavorisés qui abritent de plus en plus de prostitution d’enfants mineures.

Cette situation a été vue depuis la fin de l’année 2011 et annoncée le 8 février 2012 à la page 8 du quotidien d’information et d’analyse « l’Express de Madagascar », par Monsieur Honoré Rafamaro, gestionnaire de connaissances au sein du Groupe de développement.


Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène de décentralisation de la prostitution de mineures en dehors du centre ville, elles n’ont plus besoin d’y aller, du fait de l’augmentation du flux des gens et de l’argent dans les quartiers.

Les jeunes filles se prostituent tout d’abord pour survivre ; faute de moyens la plupart des prostituées mineures ont abandonné l’école ; elles sont contraintes d’aider leurs parents pour subvenir aux besoins familiaux.

Les jeunes filles enquêtées mentent à leurs parents.

Elles disent être lavandières, alors qu’elles se prostituent, confie Rian’aina Razafimandimby Rabarihoela, chercheuse sociologue.

Leur âge varie entre 12 et 17 ans mais ce sont celles âgées de 15 ans qui sont les plus nombreuses à se prostituer conclut la sociologue.

Dans une édition spéciale du jeudi 29 décembre 2011, nous lisons que tous les indicateurs sont au rouge dans le secteur de l’éducation.

Le nombre d’enfants déscolarisés ne cesse d’augmenter tandis que la qualité de leur éducation laisse à désirer.

Un rapport publié par la Banque mondiale, dans le cadre d’une revue réalisée avant la crise, mentionnait les avancées significatives réalisées par Madagascar dans le domaine de l’éducation.

La hausse du taux de scolarisation faisait partie de ces réalisations.

Cependant la crise politique actuelle a mis à mal tous les acquis, le nombre d’enfants non scolarisés ne cesse de croître.

Les chiffres compilés par l’Unicef sont alarmants.

  • Entre les années scolaires 2008-2009 et 2009-2010 le nombre d’enfants non scolarisés est passé de 260.500 à 399.362. En 2010-2011 le chiffre est allé jusqu’à 450.000.
  • Le taux d’achèvement du cycle primaire a également baissé de l’ordre de 5,3% ainsi que l’indique le rapport de la revue conjointe alternative du Ministère de l’Éducation nationale et ses partenaires technique et financiers.

Cette dégradation, surtout dans le cycle primaire, est en partie causée par la restriction budgétaire, politique adoptée par le gouvernement depuis la suspension des aides budgétaires.

D’après la lecture effectuée par l’Unicef sur le cadrage budgétaire en août, le budget d’investissement pour l’éducation à Madagascar est passé de 164,8 milliards d’ariary en 2008 à 28,9 milliards d’ariary en 2010. (1 euro = environ 2 850 Ariary actuellement).

Le soutien aux parents est ainsi moindre.

En 2010, toutes les écoles primaires publiques n’ont pas bénéficié de « caisse école » destinées à alléger les charges parentales pour l’éducation de leurs enfants.

Et pour l’année 2011 cette « caisse école » a été revue à la baisse passant de 3000 à 800 ariary par enfant signale l’Unicef.

Une telle situation n’a fait qu’aggraver le taux d’abandon scolaire.

Des enfants ont été retirés de l’école parce que leurs parents ou tuteurs ont des difficultés financières pour assurer leurs études.

Les chiffres révélés par l’Unicef indiquent que les ménages doivent débourser en moyenne 50.000 Ariary par an pour scolariser leurs enfants.

La dégradation du secteur de l’éducation est aussi marquée par une baisse de la qualité de l’enseignement.

Le nombre d’enseignants payés par la cotisation des parents ou FRAM a quasiment doublé entre 2007 et 2011 passant de 36.000 Ar en 2007-2008 à 52.000 Ar en 2010-2011 alors que la stratégie de formation continue des enseignants et de développement des voies de carrières n’a repris que très récemment. 

En juillet dernier l’Unicef ne cachait plus ses craintes.

« Madagascar risque de ne pas atteindre l’objectif du millénaire pour le développement numéro 2 visant le droit d’achever complètement le cycle primaire face à l’érosion progressive actuelle du secteur. »

Cette situation extrêmement difficile nourrit bien évidement l’insécurité qui, loin d’être un simple sentiment, est une réalité au quotidien.

Incapable d’assurer la survie de leurs familles, certaines « victimes » du marasme économique gonflent les rangs des délinquants, petits ou grands.

D’ailleurs, une partie des enfants déscolarisés rejoigne la horde des pickpockets dont le nombre ne cesse de gonfler dans les rues de la capitale.

En n’épargnant aucune région et aucune couche sociale, la géographie de la pauvreté a défini celle de l’insécurité.

Madagascar est aujourd’hui l’un des pays où la malnutrition infantile est la plus élevée au monde, avec des niveaux comparables à ceux de l’Afghanistan et du Yémen. « Les nouvelles – Le cahier dossier spécial page 5 septembre 2011. »

Le moral des Tananariviens n’est malheureusement pas plus brillant qu’il ne l’était au moment où je vous rédigeais mes rapports en 2009, 2010 et 2011…

La crise est toujours là, elle devient de plus en plus sociale et économique et aucun remède ne semble figurer hélas sur la feuille de route.

Les individus qui vivent déjà en dessous du seuil de pauvreté, qui doivent de plus encore subir la flambée des prix mondiaux sont désespérés, le panier de la ménagère s’amenuise de jour en jour tout en étant de plus en plus onéreux… C’est la dèche… 

L’environnement actuel ne satisfait plus aux besoins fondamentaux des enfants ; il ne leur offre aucune protection suffisante pour qu’ils jouissent de leur droit à une vie heureuse, cette situation précaire ne cesse d’affecter leur épanouissement.

Nous sommes de plus en plus désappointés devant cette situation qui perdure de jour en jour, de mois en mois, d’années en années…Verrons-nous un jour le bout de ce tunnel ?

L’espoir fait vivre dit-on, gardons donc notre foi intacte et essayons de ne pas être prisonnier de cette situation en regardant avec espoir toujours plus haut, toujours plus loin !

NOS OBJECTIFS :

Suite aux problèmes rencontrés dans l’avancement de la restauration des bâtiments, notre centre Zazagasy n’a pas pu ouvrir ses portes comme prévu en octobre de cette année, la bonne nouvelle est qu’il le sera pour la nouvelle année scolaire d’octobre 2012.

En effet les travaux de restauration des trois bâtiments que nous offre la Fondation TELMA sont pour ainsi dire terminés.

Il nous reste maintenant à faire les achats pour l’aménagement des classes, de la bibliothèque, de la salle informatique, de la cuisine, des réfectoires, faire construire un préau etc…

Pour rappel, nous aimerions faire du centre Zazagasy une sorte d’Éden, où nos enfants défavorisés trouveront la joie de vivre, le bonheur d’apprendre tout en jouant.

Nous leur inculquerons les besoins fondamentaux tels que l’hygiène, la politesse, l’éducation civique et morale, le travail de la terre et tout ce qu’un enfant est en droit d’apprendre afin de s’épanouir pour se retrouver une fois adulte responsable, avec tous les atouts en mains  sur le chemin de la vie active. Ils sont la génération du futur…

Nous avons du pain sur la planche et nos besoins sont immenses pour mener à bien ce fabuleux projet, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés qui sont sensibilisées par le destin de ces enfants.

Voilà très chers amies, amis, parrains, marraines, sponsors, membres actifs et occasionnels toujours les bienvenus mon message pour cette année.

Les objectifs de notre chaîne de solidarité sont loin d’être atteints, nous ne sommes pas encore en mesure de vous dire que nos enfants gambadent avec joie sur notre terrain.

Nous avançons lentement mais surement, sans perdre courage et en faisant face jour après jour aux embuches qui se dressent sur notre route…

La vie est faite d’échecs et de réussites, les deux sont nécessaires parait il.

Personnellement je crois que nous pouvons faire n’importe quoi lorsque nous décidons que nous en sommes capables !

Ne soyons jamais à aucun moment défaitistes, refusons même de considérer l’éventualité de l’échec.

Sachons simplement dans notre fort intérieur que nous réussirons et…NOUS LE FERONS !

Parfois la vie fait peser sur moi fatigue et lassitude et je ressens le poids des années…

Il me suffit alors de regarder le monde à travers les yeux d’un enfant pour que jaillisse en moi la petite étincelle d’une nouvelle joie de vivre….

Merci de continuer à nous soutenir afin que nous puissions arriver au bout de nos ambitions.

Sensibilisez vos amis et amies à notre cause,
ils deviendront eux aussi un des maillons de notre chaine
et ensemble nous diminuerons quelque peu la misère d’enfants nécessiteux à Madagascar.

Nicky Van Ass
Présidente fondatrice. 

 
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Paroles de Jacques Brel

"...Le seul fait de rêver est déjà très important,
Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir..
Et l'envie furieuse d'en réaliser quelques uns,
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer
Et d'oublier ce qu'il faut oublier,
Je vous souhaite des passions,
Je vous souhaite des silences,
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil,
Et des rires d'enfants,
Je vous souhaite de résister à l'enlisement,
A l'indifférence, aux vertus négatives de notre époque,
Je vous souhaite surtout d'être vous...."

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edlr Le parrainage d'un enfant...
Les parrains versent 55 Euros par an, sur le terrain les membres bénévoles de la chaîne s’occupent d’allouer aux parents ou aux tuteurs des enfants une somme mensuelle pour payer l’écolage.

Ces personnes suivent l’assiduité des enfants à l’école grâce à un contrôle strict mis en place via une carte de présence scolaire.

Cette carte est tamponnée tous les trimestres par la direction desdites écoles.

Le premier jour de la rentrée scolaire le contrôle se fait au reçu du certificat de scolarité délivré par l’école, une responsable vérifie l’authenticité du document.

De plus tous nos enfants sont inscrits à l’OSTIE ( Organisation Sanitaire Tananarivienne Inter- Entreprises) Ils bénéficient donc d'un suivit médical..

parrainage par virement
parrainage par paypal
Paypayl prend une commission d’environ 2
dons
dons pour zazagasy
edlr Projet ZAZAGASY
Notre centre de remise à niveau «ZAZAGASY» a comme objectif de tendre la main aux enfants dans le besoin.

En leur communiquant gentillement et avec amour l'envie de sortir de leur misère par le savoir de l'instruction. 

Notre but est de leur donner les clés de la réussite vers un avenir meilleur en les instruisant correctement. 

«ZAZAGASY» a pris naissance dans notre esprit suite à un regrétable constat.

En effet, certains de nos protégés ont d'énormes difficultés.

Notre centre de remise à niveau sera donc là pour les aider à combler leurs lacunes.
Offrons aux enfants de Madagascar les moyens de construire leur AVENIR...
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